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Mais aussi des livres du CDI:
Sciences de la Vie et de la Terre TermS , BELIN
Sciences de la Vie et de la Terre TermS, NATHAN
mardi 23 janvier 2007
Lexique
Un anticorps ou immunoglobuline est une protéine complexe utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser les agents pathogènes comme les bactéries et les virus. Les anticorps sont sécrétés par des cellules dérivées des lymphocytes B, les plasmocytes, et reconnaissent des antigènes de manière spécifique.
Antiprotéase: Antiviral, utilisé dans le traitement du VIH, agissant sur le virus au niveau de sa protéase : INVIRASE®, CRIXIVAN®, NORVIR®, VIRACEPT®. (la protéase est une enzyme très importante puisqu'elle permet la maturation des virus produits par la cellule infectée. Sans protéase, les virus produits ne sont pas viables et ne peuvent donc pas infecter une autre cellule.)
Antirétroviral: se dit d'un médicament ou d'un traitement actif contre le rétrovirusImmunoadsorption: Techniques permettant le déplacement, par adsorption ou élution, d'un anticorps ou d'un antigène spécifique, utilisant un immunoadsorbant qui contient l'antigène ou l'anticorps homologue.
Bénigne: sans conséquence grave.
Bithérapie: Traitement d'une affection à l'aide de deux médicaments. Dans le cas du traitement du VIH, une bithérapie consiste à prescrire deux médicaments de même classe (Inhibiteurs de reverse-transcriptase ou inhibiteurs de protéase) ou en combinant deux médicaments de classes différentes.
La capside est une coque rigide de nature protéique qui enferme et protège le matériel génétique du virus. Le capside permet de définir le type de symétrie du virus : cubique, hélicoïdale ou mixte.
Chimiokines
Groupe de petites molécules impliquées dans le recrutement et l’activation des leucocytes, ainsi que d’autres cellules, sur le lieu de l’inflammation. Les chimiokines apparaissent donc comme des éléments importants de l’inflammation. Le terme « chimiokine », contraction de « cytokine chimioattractante », est utilisé pour décrire des molécules partageant 4 motifs cystéine.
Cytokines
Groupe de molécules produites principalement par les leucocytes et impliquées dans la transmission des signaux entre les cellules du système immunitaire. Les cytokines modulent également la différenciation et la multiplication des cellules souches hématopoïétiques ainsi que l’activation des lymphocytes et des phagocytes. La plupart des cytokines ont un effet pléiotrope (activités multiples).
L'immunodépression, ou immunodéficience, caractérise un état dans lequel une personne voit ses défenses immunitaires affaiblies.
Intégrase: Enzyme virale réalisant l'intégration de l'ADN proviral dans le noyau de la cellule.
Interleukine est une substance soluble (messager) sécrété par les macrophages et certains lymphocytes ( LT4 notamment) qui permet à d'autres cellules du système immunitaire de communiquer entre elles. Elle sert notamment de médiateur dans les interactions locales entre les leucocytes (globules blancs). ...
Lymphome: Tumeur des ganglions lymphatiques.
Les macrophages sont des cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers. Macrophage provient de deux racines grecques, le mot peut se traduire par grand mangeur.
Nucléocapside: structure virale compacte constituée de l'acide nucléique viral et de la capside
Un plasmide est une molécule d'ADN extra-chromosomique généralement circulaire et double-brin. Étant dotée d'une origine de réplication, elle est capable de se répliquer indépendamment, en utilisant la « machinerie » de sa cellule hôte. Les plasmides présents chez les bactéries ne portent habituellement pas de gènes essentiels à la cellule procaryote. Leur pérennité dans une lignée de bactéries dépend donc de divers moyens de stabilisation. ...
Séroconversion: On met en évidence dans le sang d’un donneur un virus (ex: VIH, VHC, etc.) ou des anticorps qui n’existaient pas lors du don précédent.
Séropositivité: état d'un individu qui possède, dans son sérum, des anticorps anti-HIV
Les candidoses sont des infections dues à des levures, dont seules certaines espèces peuvent être pathogènes pour l'homme. Ce sont des saprophytes humains ou animaux.
La thérapie génique est l'insertion de gènes dans des cellules et des tissus individuels pour traiter une maladie, en particulier les maladies héréditaires. La thérapie génique vise particulièrement à complémenter un allèle mutant défectif par un allèle fonctionnel. Bien que cette technologie n soit encore à ses premiers balbutiements, elle a déjà été utilisée avec un certain succès.
Trithérapie: stratégie de traitement du SIDA constitant à utiliser une association médicamenteuse : combinaison de deux analogues nucléosidiques et d'un inhibiteur de protéases.
Antiprotéase: Antiviral, utilisé dans le traitement du VIH, agissant sur le virus au niveau de sa protéase : INVIRASE®, CRIXIVAN®, NORVIR®, VIRACEPT®. (la protéase est une enzyme très importante puisqu'elle permet la maturation des virus produits par la cellule infectée. Sans protéase, les virus produits ne sont pas viables et ne peuvent donc pas infecter une autre cellule.)
Antirétroviral: se dit d'un médicament ou d'un traitement actif contre le rétrovirusImmunoadsorption: Techniques permettant le déplacement, par adsorption ou élution, d'un anticorps ou d'un antigène spécifique, utilisant un immunoadsorbant qui contient l'antigène ou l'anticorps homologue.
Bénigne: sans conséquence grave.
Bithérapie: Traitement d'une affection à l'aide de deux médicaments. Dans le cas du traitement du VIH, une bithérapie consiste à prescrire deux médicaments de même classe (Inhibiteurs de reverse-transcriptase ou inhibiteurs de protéase) ou en combinant deux médicaments de classes différentes.
La capside est une coque rigide de nature protéique qui enferme et protège le matériel génétique du virus. Le capside permet de définir le type de symétrie du virus : cubique, hélicoïdale ou mixte.
Chimiokines
Groupe de petites molécules impliquées dans le recrutement et l’activation des leucocytes, ainsi que d’autres cellules, sur le lieu de l’inflammation. Les chimiokines apparaissent donc comme des éléments importants de l’inflammation. Le terme « chimiokine », contraction de « cytokine chimioattractante », est utilisé pour décrire des molécules partageant 4 motifs cystéine.
Cytokines
Groupe de molécules produites principalement par les leucocytes et impliquées dans la transmission des signaux entre les cellules du système immunitaire. Les cytokines modulent également la différenciation et la multiplication des cellules souches hématopoïétiques ainsi que l’activation des lymphocytes et des phagocytes. La plupart des cytokines ont un effet pléiotrope (activités multiples).
L'immunodépression, ou immunodéficience, caractérise un état dans lequel une personne voit ses défenses immunitaires affaiblies.
Intégrase: Enzyme virale réalisant l'intégration de l'ADN proviral dans le noyau de la cellule.
Interleukine est une substance soluble (messager) sécrété par les macrophages et certains lymphocytes ( LT4 notamment) qui permet à d'autres cellules du système immunitaire de communiquer entre elles. Elle sert notamment de médiateur dans les interactions locales entre les leucocytes (globules blancs). ...
Lymphome: Tumeur des ganglions lymphatiques.
Les macrophages sont des cellules du système immunitaire. Leur rôle est de phagocyter (détruire en absorbant) les corps étrangers. Macrophage provient de deux racines grecques, le mot peut se traduire par grand mangeur.
Nucléocapside: structure virale compacte constituée de l'acide nucléique viral et de la capside
Un plasmide est une molécule d'ADN extra-chromosomique généralement circulaire et double-brin. Étant dotée d'une origine de réplication, elle est capable de se répliquer indépendamment, en utilisant la « machinerie » de sa cellule hôte. Les plasmides présents chez les bactéries ne portent habituellement pas de gènes essentiels à la cellule procaryote. Leur pérennité dans une lignée de bactéries dépend donc de divers moyens de stabilisation. ...
Séroconversion: On met en évidence dans le sang d’un donneur un virus (ex: VIH, VHC, etc.) ou des anticorps qui n’existaient pas lors du don précédent.
Séropositivité: état d'un individu qui possède, dans son sérum, des anticorps anti-HIV
Les candidoses sont des infections dues à des levures, dont seules certaines espèces peuvent être pathogènes pour l'homme. Ce sont des saprophytes humains ou animaux.
La thérapie génique est l'insertion de gènes dans des cellules et des tissus individuels pour traiter une maladie, en particulier les maladies héréditaires. La thérapie génique vise particulièrement à complémenter un allèle mutant défectif par un allèle fonctionnel. Bien que cette technologie n soit encore à ses premiers balbutiements, elle a déjà été utilisée avec un certain succès.
Trithérapie: stratégie de traitement du SIDA constitant à utiliser une association médicamenteuse : combinaison de deux analogues nucléosidiques et d'un inhibiteur de protéases.
Conclusion
Et maintenant ?
Les multithérapies :
les premiers médicaments n’étant pas suffisamment puissants individuellement, dès que cela été possible, les médecins ont commencé à prescrire des bithérapies, c’est à dire 2 inhibiteurs de la transcriptase inverse, permettant une action plus efficace sur l’activité du virus.
A partir de 1996, c’est l’association d’une antiprotéase à deux ITI qui a donné naissance à ce qu’on appelle les trithérapies.
On parle maintenant de multithérapie, car le nombre de molécules utilisées peut varier de 2 à 5. L’utilisation de plusieurs médicaments de plus en plus puissants est motivée par les capacités du virus à muter et créer des résistances face aux diverses molécules qui perdent alors de leur efficacité.
En effet lors de la transcription de l’ ARN viral en ADN, la transcriptase commet des erreurs créant ainsi des virus mutants, certaines mutations entraînant une baisse de la sensibilité du virus aux médicaments.
Le virus se multipliant jusqu'à plusieurs milliards de fois dans l’organisme chaque jour, le rôle des multithérapies est notamment de réduire considérablement et si possible rapidement cette multiplication, limitant ainsi également les possibilités de mutation virale et les phénomènes de résistance.
Le 16 novembre 2004, dans un article publié par la revue "Immunity", un laboratoire du CNRS de Strasbourg (équipe de Sylviane MULLER, immunologie et chimie thérapeutique - Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire) associé à l'équipe d'Ara HOVANESSIAN (CNRS - Institut Pasteur de Paris), annonce qu'ils ont réussi à produire des AC (anticorps) capables de bloquer l'infection des lymphocytes par les virus du SIDA.
Pour l'instant, cette production d'AC a été induite chez des lapins.
Les AC sont capables d'empêcher l'infection des lymphocytes T CD4 par les différentes souches du VIH-1, le plus répandu sur la planète.
Les chercheurs ont identifié une portion (un domaine) de la protéine gp41 de l'enveloppe du virus (revoir le schéma du virus) qui interagit avec un composant de la membrane des cellules : la cavéoline.
Avec d'autres composants de la membrane cellulaire, la cavéoline intervient lors de l'entrée du virus dans la cellule. Sur le virus, c'est la protéine CBD1 qui se lie à la cavéoline.
Les chercheurs ont immunisé des lapins grâce à un produit de synthèse semblable au CBD1 qui non seulement a inhibé l'infection des lymphocytes par les VIH, mais a aussi perturbé la reproduction du virus en conduisant à la production de virus défectifs, incapables d'infecter d'autres cellules.
Les chercheurs ont montré que le produit de synthèse est plus efficace pour la production d'AC que la protéine naturelle. L'idée des chercheurs est donc d'injecter ce produit de synthèse à des sujets sains ou porteurs du VIH pour qu'ils produisent des AC capables de neutraliser les virus.
En janvier 2006, le professeur Jean-Claude CHERMANN annonce avoir mis au point, avec les laboratoires IVAGEN, un test ELISA anti-R7V qui permettrait de dire si un malade séropositif développera ou non le SIDA.
Grand intérêt : ne pas prescrire inutilement une thérapie lourde et coûteuse. Explications(cf partie IV différents traitements et essais thérapeutiques) :
On sait depuis une quinzaine d'années que certains sujets séropositifs pour le VIH ne développent jamais le SIDA.
On les appelle les sujets non-progresseurs à long terme. Cette qualification s'applique à des personnes qui :- sont séropositives depuis au moins 8 ans- ont un état clinique asymptomatique, c'est-à-dire ne développent aucune pathologie opportuniste- ont un taux sanguin de T CD4 toujours supérieur à 500 par mL- n'ont aucun traitement antirétroviral.
On savait déjà qu'une faible partie de la population blanche (environ 1%) présente une mutation du gène codant le corécepteur CCR5, qui produit de ce fait une protéine de surface dans laquelle il manque un domaine transmembranaire.
Conséquence : le VIH ne peut plus entrer dans les cellules, notamment les lymphocytes.Le R7V est un épitope (partie d'un antigène qui peut déclencher une réaction immunitaire avec formation d'anticorps) qui appartient à une protéine d'origine cellulaire, présente à la surface de tous les VIH et qui a la particularité de ne pas varier. Des patients non-progresseurs possèdent des anticorps anti-R7V. Le test ELISA mis au point par le professeur Chermann permettrait donc de détecter précocement ces malades séropositifs et éviter ainsi la prise d'une multithérapie inutile et coûteuse.
IV-Différents traitements et essais thérapeutiques
Les différentes étapes de l'infection étant bien comprises et en attendant la mise au point toujours très hypothétique d'un vaccin, du fait de la grande variabilité des VIH, les chercheurs ont essayé de trouver des parades à chacune de ces étapes pour empêcher l'infection virale ou au moins pour la rendre plus difficile et la ralentir.
Action sur les récepteurs et les corécepteurs :
La toute première étape de l'infection par le VIH est la reconnaissance de la cellule cible et la fixation à cette cellule.
Le VIH doit entrer en contact avec la glycoprotéine de surface CD4 et avec un corécepteur : CXCR4 si la cellule cible est le lymphocyte LT4, CCR5 s'il s'agit d'un macrophage. CXCR4 et CCR5 sont des récepteurs à chimiokines (19) ou interleukines IL, hormones qui interviennent dans la communication entre les différentes cellules immunocompétentes (20). Ces chimiokines sont : SDF-1 (Stromal cell-Derived coFactor) pour le corécepteur CXCR4, RANTES (Regular-upon-Activation, Normal T Expressed and Secreted), MIP-1a (Macrophage Inflammatory Protein), et MIP-1b pour le corécepteur CCR5. Elles interviennent dans les réactions inflammatoires mais aussi (travaux d'équipes italiennes et américaines en 1996) pour inhiber la pénétration du VIH dans les cellules.
Certaines souches de VIH qui utilisent le corécepteur CCR5 vont se fixer préférentiellement sur les macrophages et qualifiées de ce fait macrotropiques. Ces virus qualifiés de "précoces".
D'autres souches qui utilisent le corécepteur CXCR4 se fixent de préférence sur les lymphocytes et sont qualifiées de lymphotropiques. Ces virus sont appelés virus "tardifs", car ils apparaissent lorsque le SIDA est développé. Ils utilisent en fait les deux corécepteurs et sont bloqués par la chimiokine SDF-1.
Dès les premières années de cette pandémie, les chercheurs ont été étonnés de constater une résistance au VIH chez environ 10% des Caucasiens (le Caucase est une chaîne de montagnes qui forme la limite conventionnelle entre l'Europe et l'Asie et qui s'étend sur 1 250 km entre la mer Noire et la Caspienne).
Ces personnes ne prenaient aucune précaution particulière (toxicomanie avec seringues partagées, rapports sexuels non protégés) et n'ont jamais contracté le SIDA.
Les généticiens se sont alors aperçus qu'ils possédaient tous une délétion (21) homozygote (22) (donc sur les 2 chromosomes concernés) de 32 nucléotides (23) dans le gène qui code la protéine CCR5.
De ce fait, le récepteur CCR5 n'était plus fonctionnel et le virus était incapable de se fixer sur les macrophages et donc d'infecter ces cellules.
Cette découverte a immédiatement suscité un grand espoir de lutte contre l'infection par le VIH, mais par la suite, on a répertorié des malades qui présentaient aussi cette délétion. Le VIH avait réussi à contourner cette résistance.
Voulant comprendre cette particularité des Caucasiens rencontrée sur aucun autre continent, les spécialistes ont émis l'hypothèse que toute cette population aurait déjà été en contact avec ce virus ou un virus proche du VIH au néolithique.
Seuls les individus ayant pu développer une résistance auraient alors survécu et correspondraient aujourd'hui à ces 10% résistants.
Les exploitations thérapeutiques de cette particularité ont été des tentatives pour masquer la gp120 et éviter ainsi la reconnaissance des récepteurs et corécepteurs, et des essais pour bloquer le site de liaison de la gp120 sur CCR5 par : - administration de molécules complémentaires de RANTES ou de composés de synthèse et d'antagonistes de chimiokines pour empêcher les communications entre cellule et VIH,- administration de fragments de CCR5 pour stimuler l'organisme à une production d'anticorps spécifiques,- greffe de moelle osseuse en provenance de donneurs atteints de la délétion homozygote des 32 nucléotides.
Les macrophages produits ensuite par la moelle greffée ne présenteront plus le corécepteur CCR5 et seront donc à l'abri d'une infection par le VIH.
Autres actions à l'extérieur de la cellule : une approche génétique
* Comme cela a été évoqué ci-dessus avec l'administration de fragments CCR5, l'un des buts recherchés a été d'augmenter les réactions de défense immunitaires des cellules infectées en inoculant des particules virales inactivées. C'est le principe de la vaccination qui est déjà utilisé avec succès pour la poliomyélite par exemple.
* Toujours avec le même objectif de faire produire des anticorps par le système immunitaire, on a inséré dans des cellules musculaires (ou d'autres cellules), un plasmide (24) contenant une séquence qui code une protéine de surface du VIH ou une partie d'une protéine de surface du VIH.
La cellule se met alors à produire cette protéine et l'exprime à l'extérieur de sa membrane. Il n'y a pas d'ARN ni d'ADN viral, donc pas de création de VIH comme dans une infection "normale". Le but recherché est évidemment qu'elle soit reconnue comme étrangère par le système immunitaire, qu'il la détruise, mais surtout que cela induise la fabrication d'anticorps spécifiques anti-VIH.
* Autre technique essayée pour faire en sorte que le virus ne puisse pas se fixer sur la membrane et empêcher ainsi sa pénétration : faire en sorte que les récepteurs (CD4 par ex.) ne soient plus enchâssés dans la membrane mais flottent librement dans le milieu extracellulaire. C'est ce que l'on appelle des récepteurs "solubles".
Pour cela, les chercheurs ont modifié le gène codant ces récepteurs, l'ont inclus dans un plasmide et l'ont ensuite intégré dans le noyau des cellules. Ces nouveaux récepteurs une fois exprimés ont quitté la cellule au lieu de se fixer dans membrane. C'est dans le plasma que les liaisons récepteurs / protéines de surface du VIH se sont faites, empêchant ainsi la fixation VIH / cellule.
Actions sur la fusion des membranes
Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à Barcelone, Espagne).
"Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades atteints de virus qui résistent aux traitements actuels.
Celui-ci appartient aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale) des malades.
T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) d'envahir les cellules du système immunitaire (T CD4) alors que les traitements existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les cellules.
Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens, brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes.
*La première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection, après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments.
*Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain Trimeris.
Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12 000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : chaque année, plus de trois millions de personnes atteintes du SIDA décèdent.
Actions sur la rétrotranscription
Approche médicamenteuse : les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI).
Ce sont des molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse ou RT, et empêcher ainsi la transcription de l’ ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ ADN de la cellule hôte.
Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT commercialisé en 1987, c'est un homologue de nucléotide qui inhibe l'action de la reverse transcriptase) et le début des années 90 (ddI, ddC).
La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).
Approche par thérapie génique : la production d'anticorps intracellulaires
Principe : Les anticorps (AC) que produisent nos lymphocytes B (LB) pendant les réactions immunitaires à médiation humorale sont des protéines extrêmement complexes, avec 2 chaînes lourdes et deux chaînes légères, reliées par des ponts disulfure.
Cet ensemble a grossièrement la forme d'un Y et chaque chaîne possède une partie constante (en brun sur le schéma) et une partie variable (en vert). Ce sont ces dernières qui déterminent deux sites de reconnaissance de l'antigène (AG).
Cependant, la fabrication d'un AC est tellement complexe que la plupart de nos cellules n'en sont pas capables (hormis les LB).
Pour pallier cette difficulté, les chercheurs ont mis au point et développé des AC beaucoup plus simples, mais qui gardent leur propriété essentielle de reconnaissance et de fixation de l'AG : ce sont les SCA (Single Chain Antibody ou anticorps à chaîne simple).
Pour qu'ils soient efficaces et en même temps qu'ils puissent être synthétisés par nos cellules (LT4 et macrophages), ces SCA ne seront constitués que d'une seule chaîne, formée par l'assemblage d'une chaîne légère et du fragment terminal NH2 d'une chaîne lourde.
Ces deux éléments ne seront plus reliés par des ponts disulfure mais par une chaîne d'acides aminés.
Les chercheurs ont réussi à mettre au point un tel gène qu'ils ont introduit dans des cellules prélevées dans de la moelle osseuse de patients, grâce à des vecteurs viraux qui ont intégré ce gène à l'ADN. La moelle contenant ces cellules modifiées par thérapie génique a ensuite été réinjectée au patient.
Les nouvelles cellules remplacent progressivement les anciennes.
Malheureusement, ces essais ont été assez décevants car dirigés au départ uniquement contre la rétrotranscription.
En effet, dans sa capside, le virus possède la RT (protéine responsable de cette rétrotranscription) qui est déjà au travail au moment de l'infection de la cellule modifiée. Les anticorps SCA ont eu de ce fait un effet très limité.
De plus, ces cellules subissent des assauts constants des virus et finissent par céder. Mais ces anticorps SCA ont été par la suite adaptés à d'autres phases de l'infection : SCA dirigés contre l'intégrase par ex. et les chercheurs se sont rendu compte que pour lutter efficacement contre le VIH, il faut utiliser simultanément plusieurs types de thérapie génique et y associer des médicaments antirétroviraux.
Les antiprotéases (AP) :
Approche médicamenteuse : les inhibiteurs de la protéase (IP) En 1996, de nouvelles molécules sont apparues sur le marché, agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée.
Grâce à l’action des antiprotéases (qui sont jusqu'à 1000 fois plus puissantes que les ITI ou inhibiteurs de la transcriptase inverse), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de nouvelles cellules. Parmi ces nouvelles molécules : ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir (Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).
On sait aujourd'hui que les antiprotéases ne guérissent pas les malades mais permettent de diminuer considérablement la charge virale (quantité de virus présents dans le sang) et, associés par deux ou trois (bi ou trithérapies), elles ont permis, chez de nombreux malades, de rendre cette charge virale indétectable.
Approche par thérapie génique : la production de "pièges" à protéines (anticorps anti-protéine)Le but recherche est d'empêcher l'expression de l'ADN viral lorsqu'il est inséré dans l'ADN cellulaire.
Pour que cette expression se fasse normalement, on sait qu'il faut l'intervention des protéines Tat (qui augmente l'expression des gènes du VIH en se fixant sur une séquence TAR de l'ARNm) et Rev (qui diminue la fréquence d'épissage en se fixant sur la séquence RRE), entre autres. Une solution serait donc de modifier ces protéines ou d'empêcher leur action. Des essais ont été menés pour introduire dans l'ADN cellulaire des gènes codant pour les séquences RRE et/ou TAR.
Cet ADN ainsi modifié produit des ARNm qui piègent les protéines Rev ou Tat, empêchant de ce fait la production d'ARN viral et donc le production de VIH.
Les ribosymes :
C'est en 1983 que des chercheurs d'une université de Californie découvrirent, chez un protozoaire, un ARN ribosomial qui fonctionnait comme une enzyme et qu'ils baptisèrent ribosyme. En 1953 que Watson émit sa théorie (le Dogme de Watson) .
La compréhension de la reverse transcription ou transcription inverse allait bouleverser ce dogme car un ARN (celui du VIH) pouvait, grâce à la rétrotranscription, être transcrit en ADN, mais était aussi capable de réplication. Le nouvel ADN fait partie intégrante du génome "muté" de la cellule.
Si l'ADN nouvellement intégré comporte un oncogène, la cellule devient cancéreuse ; si c'est l'ADN du VIH, elle fabrique de nouveaux virus.
Aujourd'hui, on connaît mieux les ribosymes, acides nucléiques capables de scinder l'ARN en deux séquences homologues.
Les chercheurs ont donc développé un gène dont l'expression donne naissance à des ribosymes capables de couper l'ARN viral après reconnaissance d'une séquence particulière.
Le but est d'empêcher la formation d'un ARN viral complet ou suffisamment grand pour qu'il contienne les gènes les plus longs.
Cet ARN incomplet n'induit plus la production de VIH.
L'utilisation de ces ARN à activité enzymatique ou ribosymes est une thérapie génique dite "antisens" car elle permet de dégrader une séquence déterminée d'ARN et donc de la neutraliser.
Action sur la conformation de l'ADN cellulaire :
On connaît parfaitement la structure en double hélice de l'ADN, ainsi que les mécanismes qui permettent sa transcription en ARNm : ouverture de cette double hélice par une enzyme, puis copie d'une séquence de cet ADN en ARNm.
L'idée des chercheurs a été de transformer, dans les cellules cibles du VIH, la double hélice en triple hélice, de façon que l'ouverture qui précède la traduction en ARNm devienne impossible.
Du point de vue technique, cette triple hélice a été formée à adjoignant à l'ADN cellulaire (déjà "piraté" par l'ADN viral) un ADNc complémentaire de l'ADN viral.
On peut imaginer cet ADN très particulier en ajoutant une troisième hélice pour en faite un ADN tricaténaire.
Toujours dans le cadre des actions sur les acides nucléiques, une autre technique a été abordée : bloquer l'ARNm viral avant qu'il ne puisse commencer sa traduction au niveau des ribosomes de la cellule, c'est-à-dire empêcher la formation des protéines précurseurs du VIH. Pour cela, les chercheurs ont produit un ADN parfaitement complémentaire à l'ARNm viral qui a pour rôle de se lier avec l'ARNm. La traduction au niveau des ribosomes devient impossible.
Action sur les protéines précurseurs ou polyprotéines :
Cette technique agit sur les gènes qui codent les polyprotéines : gènes rétroviraux ou gènes de structure.
Ces polyprotéines seront soumises à l'action d'une protéase pour les clivages.
* Le gène gag (groupe antigénique) qui code une protéine Gag prp55 précurseur, c'est-à-dire qu'elle sera ensuite clivée en plusieurs autres protéines : p17 et p24 pour les capsides ; p7 et p9 qui sont des protéines de la nucléocapside.
* Le gène pol (polymérase) code la protéine précurseur Pol prp180 qui sera clivée en p66 et p51 (reverse transcriptase), p32 (intégrase) et p10 (protéase).
* Le gène env (enveloppe) code une protéine Env pr gp160 précurseur qui sera clivée en gp41 et gp120, les deux protéines qui constituent les "spicules" de l'enveloppe.
Le but est d'empêcher l'action de la protéase sur les polyprotéines de façon à ce que la maturation des protéines virales ne se fasse pas. Cette technique par antiprotéase est essentiellement médicamenteuse et non dénuée d'une certaine toxicité.
Action sur le bourgeonnement des VIH :
Retour aux anticorps SCA .
Le but est d'empêcher le bourgeonnement des virus et en particulier le fait que la capside, une fois formée dans le cytoplasme, s'entoure d'une partie de la membrane cellulaire sur laquelle les protéines gp120 et gp 41 se sont fixées.
On dirige donc des anticorps SCA contre les protéines virales.
D'autres essais ont été menés en intégrant à l'ADN cellulaire un gène qui code un récepteur soluble, capable de se fixer sur les protéines virales, les rendant ainsi inopérantes. Le complexe récepteur soluble - protéine virale est ensuite rapidement dégradé dans les lysosomes (ce sont des compartiments cellulaires chargés des dégradations).
Toutes ces méthodes ont rencontré plus ou moins de succès et n'en sont restées qu'à l'état d'essais thérapeutiques. Dans la majorité des cas, le VIH a trouvé le moyen de contourner ces obstacles.
De toutes façons, c'est une combinaison de ces thérapies géniques, associée à une multithérapie pharmacologique, qui permettra de réduire très significativement la charge virale.
Ce mécanisme, nous voulons vous le présenter sous la forme d'une vidéo, mais il fallait avant tout l'expliquer à l'écrit.Voici l'adresse de cette animation qui consiste *premièrement: le cycle rétroviral du virus réussi *deuxièmement: les mécanismes possibles de stopper son cycle de réplication dans les cellules cibles et leur propagation dans tout l'organisme.
http://www.youtube.com/watch?v=0SOzJVrqBbU
Action sur les récepteurs et les corécepteurs :
La toute première étape de l'infection par le VIH est la reconnaissance de la cellule cible et la fixation à cette cellule.
Le VIH doit entrer en contact avec la glycoprotéine de surface CD4 et avec un corécepteur : CXCR4 si la cellule cible est le lymphocyte LT4, CCR5 s'il s'agit d'un macrophage. CXCR4 et CCR5 sont des récepteurs à chimiokines (19) ou interleukines IL, hormones qui interviennent dans la communication entre les différentes cellules immunocompétentes (20). Ces chimiokines sont : SDF-1 (Stromal cell-Derived coFactor) pour le corécepteur CXCR4, RANTES (Regular-upon-Activation, Normal T Expressed and Secreted), MIP-1a (Macrophage Inflammatory Protein), et MIP-1b pour le corécepteur CCR5. Elles interviennent dans les réactions inflammatoires mais aussi (travaux d'équipes italiennes et américaines en 1996) pour inhiber la pénétration du VIH dans les cellules.
Certaines souches de VIH qui utilisent le corécepteur CCR5 vont se fixer préférentiellement sur les macrophages et qualifiées de ce fait macrotropiques. Ces virus qualifiés de "précoces".
D'autres souches qui utilisent le corécepteur CXCR4 se fixent de préférence sur les lymphocytes et sont qualifiées de lymphotropiques. Ces virus sont appelés virus "tardifs", car ils apparaissent lorsque le SIDA est développé. Ils utilisent en fait les deux corécepteurs et sont bloqués par la chimiokine SDF-1.
Dès les premières années de cette pandémie, les chercheurs ont été étonnés de constater une résistance au VIH chez environ 10% des Caucasiens (le Caucase est une chaîne de montagnes qui forme la limite conventionnelle entre l'Europe et l'Asie et qui s'étend sur 1 250 km entre la mer Noire et la Caspienne).
Ces personnes ne prenaient aucune précaution particulière (toxicomanie avec seringues partagées, rapports sexuels non protégés) et n'ont jamais contracté le SIDA.
Les généticiens se sont alors aperçus qu'ils possédaient tous une délétion (21) homozygote (22) (donc sur les 2 chromosomes concernés) de 32 nucléotides (23) dans le gène qui code la protéine CCR5.
De ce fait, le récepteur CCR5 n'était plus fonctionnel et le virus était incapable de se fixer sur les macrophages et donc d'infecter ces cellules.
Cette découverte a immédiatement suscité un grand espoir de lutte contre l'infection par le VIH, mais par la suite, on a répertorié des malades qui présentaient aussi cette délétion. Le VIH avait réussi à contourner cette résistance.
Voulant comprendre cette particularité des Caucasiens rencontrée sur aucun autre continent, les spécialistes ont émis l'hypothèse que toute cette population aurait déjà été en contact avec ce virus ou un virus proche du VIH au néolithique.
Seuls les individus ayant pu développer une résistance auraient alors survécu et correspondraient aujourd'hui à ces 10% résistants.
Les exploitations thérapeutiques de cette particularité ont été des tentatives pour masquer la gp120 et éviter ainsi la reconnaissance des récepteurs et corécepteurs, et des essais pour bloquer le site de liaison de la gp120 sur CCR5 par : - administration de molécules complémentaires de RANTES ou de composés de synthèse et d'antagonistes de chimiokines pour empêcher les communications entre cellule et VIH,- administration de fragments de CCR5 pour stimuler l'organisme à une production d'anticorps spécifiques,- greffe de moelle osseuse en provenance de donneurs atteints de la délétion homozygote des 32 nucléotides.
Les macrophages produits ensuite par la moelle greffée ne présenteront plus le corécepteur CCR5 et seront donc à l'abri d'une infection par le VIH.
Autres actions à l'extérieur de la cellule : une approche génétique
* Comme cela a été évoqué ci-dessus avec l'administration de fragments CCR5, l'un des buts recherchés a été d'augmenter les réactions de défense immunitaires des cellules infectées en inoculant des particules virales inactivées. C'est le principe de la vaccination qui est déjà utilisé avec succès pour la poliomyélite par exemple.
* Toujours avec le même objectif de faire produire des anticorps par le système immunitaire, on a inséré dans des cellules musculaires (ou d'autres cellules), un plasmide (24) contenant une séquence qui code une protéine de surface du VIH ou une partie d'une protéine de surface du VIH.
La cellule se met alors à produire cette protéine et l'exprime à l'extérieur de sa membrane. Il n'y a pas d'ARN ni d'ADN viral, donc pas de création de VIH comme dans une infection "normale". Le but recherché est évidemment qu'elle soit reconnue comme étrangère par le système immunitaire, qu'il la détruise, mais surtout que cela induise la fabrication d'anticorps spécifiques anti-VIH.
* Autre technique essayée pour faire en sorte que le virus ne puisse pas se fixer sur la membrane et empêcher ainsi sa pénétration : faire en sorte que les récepteurs (CD4 par ex.) ne soient plus enchâssés dans la membrane mais flottent librement dans le milieu extracellulaire. C'est ce que l'on appelle des récepteurs "solubles".
Pour cela, les chercheurs ont modifié le gène codant ces récepteurs, l'ont inclus dans un plasmide et l'ont ensuite intégré dans le noyau des cellules. Ces nouveaux récepteurs une fois exprimés ont quitté la cellule au lieu de se fixer dans membrane. C'est dans le plasma que les liaisons récepteurs / protéines de surface du VIH se sont faites, empêchant ainsi la fixation VIH / cellule.
Actions sur la fusion des membranes
Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à Barcelone, Espagne).
"Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades atteints de virus qui résistent aux traitements actuels.
Celui-ci appartient aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale) des malades.
T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) d'envahir les cellules du système immunitaire (T CD4) alors que les traitements existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les cellules.
Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens, brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes.
*La première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection, après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments.
*Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain Trimeris.
Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12 000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : chaque année, plus de trois millions de personnes atteintes du SIDA décèdent.
Actions sur la rétrotranscription
Approche médicamenteuse : les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI).
Ce sont des molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse ou RT, et empêcher ainsi la transcription de l’ ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ ADN de la cellule hôte.
Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT commercialisé en 1987, c'est un homologue de nucléotide qui inhibe l'action de la reverse transcriptase) et le début des années 90 (ddI, ddC).
La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).
Approche par thérapie génique : la production d'anticorps intracellulaires
Principe : Les anticorps (AC) que produisent nos lymphocytes B (LB) pendant les réactions immunitaires à médiation humorale sont des protéines extrêmement complexes, avec 2 chaînes lourdes et deux chaînes légères, reliées par des ponts disulfure.
Cet ensemble a grossièrement la forme d'un Y et chaque chaîne possède une partie constante (en brun sur le schéma) et une partie variable (en vert). Ce sont ces dernières qui déterminent deux sites de reconnaissance de l'antigène (AG).
Cependant, la fabrication d'un AC est tellement complexe que la plupart de nos cellules n'en sont pas capables (hormis les LB).
Pour pallier cette difficulté, les chercheurs ont mis au point et développé des AC beaucoup plus simples, mais qui gardent leur propriété essentielle de reconnaissance et de fixation de l'AG : ce sont les SCA (Single Chain Antibody ou anticorps à chaîne simple).
Pour qu'ils soient efficaces et en même temps qu'ils puissent être synthétisés par nos cellules (LT4 et macrophages), ces SCA ne seront constitués que d'une seule chaîne, formée par l'assemblage d'une chaîne légère et du fragment terminal NH2 d'une chaîne lourde.
Ces deux éléments ne seront plus reliés par des ponts disulfure mais par une chaîne d'acides aminés.
Les chercheurs ont réussi à mettre au point un tel gène qu'ils ont introduit dans des cellules prélevées dans de la moelle osseuse de patients, grâce à des vecteurs viraux qui ont intégré ce gène à l'ADN. La moelle contenant ces cellules modifiées par thérapie génique a ensuite été réinjectée au patient.
Les nouvelles cellules remplacent progressivement les anciennes.
Malheureusement, ces essais ont été assez décevants car dirigés au départ uniquement contre la rétrotranscription.
En effet, dans sa capside, le virus possède la RT (protéine responsable de cette rétrotranscription) qui est déjà au travail au moment de l'infection de la cellule modifiée. Les anticorps SCA ont eu de ce fait un effet très limité.
De plus, ces cellules subissent des assauts constants des virus et finissent par céder. Mais ces anticorps SCA ont été par la suite adaptés à d'autres phases de l'infection : SCA dirigés contre l'intégrase par ex. et les chercheurs se sont rendu compte que pour lutter efficacement contre le VIH, il faut utiliser simultanément plusieurs types de thérapie génique et y associer des médicaments antirétroviraux.
Les antiprotéases (AP) :
Approche médicamenteuse : les inhibiteurs de la protéase (IP) En 1996, de nouvelles molécules sont apparues sur le marché, agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée.
Grâce à l’action des antiprotéases (qui sont jusqu'à 1000 fois plus puissantes que les ITI ou inhibiteurs de la transcriptase inverse), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de nouvelles cellules. Parmi ces nouvelles molécules : ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir (Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).
On sait aujourd'hui que les antiprotéases ne guérissent pas les malades mais permettent de diminuer considérablement la charge virale (quantité de virus présents dans le sang) et, associés par deux ou trois (bi ou trithérapies), elles ont permis, chez de nombreux malades, de rendre cette charge virale indétectable.
Approche par thérapie génique : la production de "pièges" à protéines (anticorps anti-protéine)Le but recherche est d'empêcher l'expression de l'ADN viral lorsqu'il est inséré dans l'ADN cellulaire.
Pour que cette expression se fasse normalement, on sait qu'il faut l'intervention des protéines Tat (qui augmente l'expression des gènes du VIH en se fixant sur une séquence TAR de l'ARNm) et Rev (qui diminue la fréquence d'épissage en se fixant sur la séquence RRE), entre autres. Une solution serait donc de modifier ces protéines ou d'empêcher leur action. Des essais ont été menés pour introduire dans l'ADN cellulaire des gènes codant pour les séquences RRE et/ou TAR.
Cet ADN ainsi modifié produit des ARNm qui piègent les protéines Rev ou Tat, empêchant de ce fait la production d'ARN viral et donc le production de VIH.
Les ribosymes :
C'est en 1983 que des chercheurs d'une université de Californie découvrirent, chez un protozoaire, un ARN ribosomial qui fonctionnait comme une enzyme et qu'ils baptisèrent ribosyme. En 1953 que Watson émit sa théorie (le Dogme de Watson) .
La compréhension de la reverse transcription ou transcription inverse allait bouleverser ce dogme car un ARN (celui du VIH) pouvait, grâce à la rétrotranscription, être transcrit en ADN, mais était aussi capable de réplication. Le nouvel ADN fait partie intégrante du génome "muté" de la cellule.
Si l'ADN nouvellement intégré comporte un oncogène, la cellule devient cancéreuse ; si c'est l'ADN du VIH, elle fabrique de nouveaux virus.
Aujourd'hui, on connaît mieux les ribosymes, acides nucléiques capables de scinder l'ARN en deux séquences homologues.
Les chercheurs ont donc développé un gène dont l'expression donne naissance à des ribosymes capables de couper l'ARN viral après reconnaissance d'une séquence particulière.
Le but est d'empêcher la formation d'un ARN viral complet ou suffisamment grand pour qu'il contienne les gènes les plus longs.
Cet ARN incomplet n'induit plus la production de VIH.
L'utilisation de ces ARN à activité enzymatique ou ribosymes est une thérapie génique dite "antisens" car elle permet de dégrader une séquence déterminée d'ARN et donc de la neutraliser.
Action sur la conformation de l'ADN cellulaire :
On connaît parfaitement la structure en double hélice de l'ADN, ainsi que les mécanismes qui permettent sa transcription en ARNm : ouverture de cette double hélice par une enzyme, puis copie d'une séquence de cet ADN en ARNm.
L'idée des chercheurs a été de transformer, dans les cellules cibles du VIH, la double hélice en triple hélice, de façon que l'ouverture qui précède la traduction en ARNm devienne impossible.
Du point de vue technique, cette triple hélice a été formée à adjoignant à l'ADN cellulaire (déjà "piraté" par l'ADN viral) un ADNc complémentaire de l'ADN viral.
On peut imaginer cet ADN très particulier en ajoutant une troisième hélice pour en faite un ADN tricaténaire.
Toujours dans le cadre des actions sur les acides nucléiques, une autre technique a été abordée : bloquer l'ARNm viral avant qu'il ne puisse commencer sa traduction au niveau des ribosomes de la cellule, c'est-à-dire empêcher la formation des protéines précurseurs du VIH. Pour cela, les chercheurs ont produit un ADN parfaitement complémentaire à l'ARNm viral qui a pour rôle de se lier avec l'ARNm. La traduction au niveau des ribosomes devient impossible.
Action sur les protéines précurseurs ou polyprotéines :
Cette technique agit sur les gènes qui codent les polyprotéines : gènes rétroviraux ou gènes de structure.
Ces polyprotéines seront soumises à l'action d'une protéase pour les clivages.
* Le gène gag (groupe antigénique) qui code une protéine Gag prp55 précurseur, c'est-à-dire qu'elle sera ensuite clivée en plusieurs autres protéines : p17 et p24 pour les capsides ; p7 et p9 qui sont des protéines de la nucléocapside.
* Le gène pol (polymérase) code la protéine précurseur Pol prp180 qui sera clivée en p66 et p51 (reverse transcriptase), p32 (intégrase) et p10 (protéase).
* Le gène env (enveloppe) code une protéine Env pr gp160 précurseur qui sera clivée en gp41 et gp120, les deux protéines qui constituent les "spicules" de l'enveloppe.
Le but est d'empêcher l'action de la protéase sur les polyprotéines de façon à ce que la maturation des protéines virales ne se fasse pas. Cette technique par antiprotéase est essentiellement médicamenteuse et non dénuée d'une certaine toxicité.
Action sur le bourgeonnement des VIH :
Retour aux anticorps SCA .
Le but est d'empêcher le bourgeonnement des virus et en particulier le fait que la capside, une fois formée dans le cytoplasme, s'entoure d'une partie de la membrane cellulaire sur laquelle les protéines gp120 et gp 41 se sont fixées.
On dirige donc des anticorps SCA contre les protéines virales.
D'autres essais ont été menés en intégrant à l'ADN cellulaire un gène qui code un récepteur soluble, capable de se fixer sur les protéines virales, les rendant ainsi inopérantes. Le complexe récepteur soluble - protéine virale est ensuite rapidement dégradé dans les lysosomes (ce sont des compartiments cellulaires chargés des dégradations).
Toutes ces méthodes ont rencontré plus ou moins de succès et n'en sont restées qu'à l'état d'essais thérapeutiques. Dans la majorité des cas, le VIH a trouvé le moyen de contourner ces obstacles.
De toutes façons, c'est une combinaison de ces thérapies géniques, associée à une multithérapie pharmacologique, qui permettra de réduire très significativement la charge virale.
Ce mécanisme, nous voulons vous le présenter sous la forme d'une vidéo, mais il fallait avant tout l'expliquer à l'écrit.Voici l'adresse de cette animation qui consiste *premièrement: le cycle rétroviral du virus réussi *deuxièmement: les mécanismes possibles de stopper son cycle de réplication dans les cellules cibles et leur propagation dans tout l'organisme.
http://www.youtube.com/watch?v=0SOzJVrqBbU
III-Prévention et tests de dépistage
Rappels importants
Le VIH du SIDA peut être transmis par:
* les relations sexuelles, y compris les contacts bouche - organes génitaux
* l'insémination artificielle
* la toxicomanie par voie intraveineuse
* les transfusions sanguines
* toutes les transplantations d'organes (y compris de moelle osseuse)
* la grossesse et l'accouchement (transmission materno-fœtale)
* l'allaitement
Le VIH du SIDA ne peut pas être transmis par:
* le partage d'assiettes de verres et de couverts
* l'alimentation, quelle que soit sa forme
* les postillons (aérosols) et les crachats
* les contacts cutanés tels les poignées de mains, les baisers et les caresses
* le contact avec des animaux domestiques
* les piqûres d'insectes, y compris de moustique
* les piscines, douches et toilettes
La seule protection actuellement efficace contre la transmission du VIH est l'utilisation du préservatif
Que faire si l'on a eu un comportement à risque ?
Les principaux tests de laboratoire
Séropositif
Concernant le SIDA, un individu est séropositif s'il a dans son sang des anticorps dirigés contre des protéines du VIH, donc il est infecté.
ATTENTION : séropositif ne veut pas obligatoirement dire atteint du SIDA car on peut être séropositif pour une autre maladie.
Zéro positif
Concerne
* le groupe sanguin (les gens sont du groupe A, B, AB, ou O) - on remplace souvent la lettre O par le chiffre 0,
* le facteur rhésus : on est positif si on l'a, négatif si on ne la pas.
Les tests ne peuvent pas se faire immédiatement après une contamination supposée, car il faut un certain temps pour que les anticorps apparaissent dans le sang. C'est la fenêtre sérologique pendant laquelle le sujet est quand même infectieux, mais ses anticorps ne sont pas présents en quantité suffisante pour être détectés. Actuellement, ce délai est d'environ 22 jours, et diminue en même temps que les tests deviennent plus sensibles.
Le test ELISA
Le Western blot
2ème étape : C'est le blot, qui va faire passer les protéines antigènes séparées, du SDS-PAGE vers une membrane de nitrocellulose, plus intéressante pour la mise en évidence des protéines virales recherchées.
3ème étape : Des anticorps fabriqués en laboratoire, spécifiques des protéines recherchées, auxquels on a préalablement accroché des enzymes ou des radiomarqueurs, sont déposés sur la membrane de nitrocellulose par arrosage ou immersion.
* La positivité du Western blot est certaine en cas de réactivité simultanée vis à vis de 2 anticorps anti env (gp160 et gp120) et d'1 anticorps anti gag ou 1 anticorps anti pol. Un second prélèvement est toutefois demandé et contrôlé pour s'assurer qu'il n'y ait pas eu d'erreur de prélèvement ou de contamination du premier échantillon.
* Le Western blot est négatif en l'absence de réactivité vis à vis d'anticorps ou en présence d'un seul anticorps anti-p18.
Chez un nouveau-né de mère infectée
Le VIH du SIDA peut être transmis par:
* les relations sexuelles, y compris les contacts bouche - organes génitaux
* l'insémination artificielle
* la toxicomanie par voie intraveineuse
* les transfusions sanguines
* toutes les transplantations d'organes (y compris de moelle osseuse)
* la grossesse et l'accouchement (transmission materno-fœtale)
* l'allaitement
Le VIH du SIDA ne peut pas être transmis par:
* le partage d'assiettes de verres et de couverts
* l'alimentation, quelle que soit sa forme
* les postillons (aérosols) et les crachats
* les contacts cutanés tels les poignées de mains, les baisers et les caresses
* le contact avec des animaux domestiques
* les piqûres d'insectes, y compris de moustique
* les piscines, douches et toilettes
La seule protection actuellement efficace contre la transmission du VIH est l'utilisation du préservatif
Que faire si l'on a eu un comportement à risque ?
Après un rapport à risque non protégé ou pendant lequel le préservatif aurait cédé, après un viol ou un échange de seringue, après contact avec du sang souillé ou présumé souillé par le VIH, il faut se rendre le plus rapidement possible dans un service d'urgences pour y recevoir un traitement préventif : c'est le TPE ou traitement post-exposition.
Pour une bonne efficacité de ce traitement, le délai maximum est de 48 heures, mais l'idéal est de prendre le traitement dans les 4 premières heures qui ont suivi l’exposition au virus. Le service des urgences ne peut refuser ce traitement qui devra impérativement être suivi pendant un mois, comme le recommande la prescription médicale.
Il faut cependant savoir que c'est un traitement lourd, qui peut avoir des effets secondaires gênants et une discussion préalable avec le médecin permettra d'évaluer le risque encouru et l'opportunité de faire ou non ce traitement (qui est gratuit).
Le TPE doit être pris pendant 4 semaines en respectant scrupuleusement les horaires et les posologies. Il s'agit généralement d'une bithérapie ou d'une trithérapie qui associe plusieurs antirétroviraux.
Si ce traitement commence au mieux dans les 4 heures au plus les 48 heures sans les dépasser, il a toutes les chances d'être efficace : c'est-à-dire de diminuer le risque d'être contaminé sans pouvoir l'amener à zéro. Plus on s'éloigne de moment de la prise de risque, moins ce traitement a des chances d'être utile. Il est sans utilité au-delà de 48 heures.
Les principaux tests de laboratoire
L'infection par le VIH entraîne, après un certain délai, une réponse du système immunitaire qui fait apparaître des anticorps dirigés contre les protéines du virus. La présence d'anticorps anti-VIH est la preuve que le patient est infecté ; dans ce cas, il est déclaré séropositif (à ne pas confondre avec zéro positif - voir ci-dessous).
Séropositif
Concernant le SIDA, un individu est séropositif s'il a dans son sang des anticorps dirigés contre des protéines du VIH, donc il est infecté.
ATTENTION : séropositif ne veut pas obligatoirement dire atteint du SIDA car on peut être séropositif pour une autre maladie.
Zéro positif
Concerne
* le groupe sanguin (les gens sont du groupe A, B, AB, ou O) - on remplace souvent la lettre O par le chiffre 0,
* le facteur rhésus : on est positif si on l'a, négatif si on ne la pas.
Les tests ne peuvent pas se faire immédiatement après une contamination supposée, car il faut un certain temps pour que les anticorps apparaissent dans le sang. C'est la fenêtre sérologique pendant laquelle le sujet est quand même infectieux, mais ses anticorps ne sont pas présents en quantité suffisante pour être détectés. Actuellement, ce délai est d'environ 22 jours, et diminue en même temps que les tests deviennent plus sensibles.
Le test ELISA
Principe : Abréviation de Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay. Test sérologique utilisé pour le dosage d'AC (anticorps) de virus ou de bactéries. Cette technique de dosage immunoenzymatique permet la recherche des AC de nombreuses maladies : SIDA, peste, Staphylococcus aureus (doré), rougeole, ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), maladie de Lyme, hépatites etc.
Le sérum est mis en contact avec un support où sont présents des AG (antigènes) spécifiques. Il se forme alors des complexes AG-AC. On fait ensuite agir une immunoglobuline associée à une enzyme permettant la mise en évidence.
En français, le test ELISA peut se traduire par : test d'immunoabsorption enzymatique.

Les antigènes viraux fixés (dans le tube de droite - on utilise aussi des cupules) sont des protéines de l'enveloppe ou de la capside du VIH. On ajoute ensuite le sérum à tester, provenant du patient (étape 1 du schéma). Si le sérum contient des anticorps (en rouge sur le schéma), ils vont se fixer sur les antigènes du support (étape 2).
Il faut ensuite visualiser cette réaction. Pour cela, on ajoute un antigène viral marqué par une enzyme qui va permettre de faire une réaction colorimétrique. Dans la pratique, plusieurs tests sont pratiqués simultanément, avec témoins (colonne de gauche), et avec des anticorps du VIH-1 et du VIH-2. La présence d'anticorps anti-VIH doit impérativement être confirmée sur un second prélèvement par un test de confirmation : le Western blot. Sur ce second prélèvement, 2 tests ELISA doivent être à nouveau réalisés.
Le Western blot
Principe : Le Western blot est un test de laboratoire qui permet de rechercher dans le sérum sanguin des protéines antigéniques et en particulier des protéines virales avant que les anticorps ne soient apparus, mais aussi, dans un délai égal ou supérieur à 4 semaines suivant la contamination, des anticorps dirigés contre ces protéines (il faut en effet environ 4 semaines pour que l'on trouve les premières traces d'anticorps dans le sang des malades).
Il sert également de confirmation lorsque le test ELISA est positif, même partiellement. Dans ce cas, ce sont les anticorps anti-VIH produits par le patient qui sont recherchés.
1ère étape : Les protéines (antigènes) présentes dans le sérum du patient sont séparées sur un gel SDS-PAGE (Sodium Dodécylsulfate-PolyAcrylamide Gel Electrophoresis) par électrophorèse, c'est-à-dire que le gel est placé dans un champ électrique.
On procède d'abord à une concentration, puis à une séparation des protéines. Celles-ci étant rendues électronégatives par le SDS se sépareront en fonction de leur masse molaire et non pas en fonction de leur charge électrique, d'autant plus loin de la ligne de départ que leur masse molaire est faible.
2ème étape : C'est le blot, qui va faire passer les protéines antigènes séparées, du SDS-PAGE vers une membrane de nitrocellulose, plus intéressante pour la mise en évidence des protéines virales recherchées.
3ème étape : Des anticorps fabriqués en laboratoire, spécifiques des protéines recherchées, auxquels on a préalablement accroché des enzymes ou des radiomarqueurs, sont déposés sur la membrane de nitrocellulose par arrosage ou immersion.
Ils se fixent sur les protéines dont ils sont spécifiques, puis on procède à un rinçage pour éliminer les anticorps qui ne se sont pas fixés.
On recommence la même opération avec des anticorps marqués (auxquels on a accroché une enzyme facile à mettre en évidence) qui vont se fixer, s'ils existent, aux premiers anticorps.
Puis on les met en évidence par coloration enzymatique ou autoradiographie.
Le test est négatif si on n'observe rien, c'est-à-dire s'il n'y avait aucune protéine du VIH dans le sérum du patient.
* La positivité du Western blot est certaine en cas de réactivité simultanée vis à vis de 2 anticorps anti env (gp160 et gp120) et d'1 anticorps anti gag ou 1 anticorps anti pol. Un second prélèvement est toutefois demandé et contrôlé pour s'assurer qu'il n'y ait pas eu d'erreur de prélèvement ou de contamination du premier échantillon.
* La positivité du Western blot est probable en cas de réactivité vis à vis des anticorps anti-p24 et des anticorps anti-gp160 ou en cas de réactivité vis à vis uniquement d'anticorps anti-env (gp160 et gp120)
* Le Western blot est négatif en l'absence de réactivité vis à vis d'anticorps ou en présence d'un seul anticorps anti-p18.
Chez un nouveau-né de mère infectée
Pour faire le diagnostic chez un nouveau-né, les laboratoires pratiquent l'isolement du VIH en culture.
Si des mères sont séropositives pour le VIH, alors leurs nouveaux-nés le sont aussi, car les anticorps maternels franchissent toujours la barrière placentaire.
Il fallait donc trouver une méthode autre que ELISA et Western blot pour savoir si ces bébés étaient porteurs ou non du VIH. Autre méthode utilisée : le dosage de l'ARN viral plasmatique ou celui de l'ADN proviral cellulaire.
Si le résultat est négatif, le bébé n'est pas infecté par le VIH et les anticorps anti-VIH qu'il a dans son sang et qui proviennent de sa mère vont disparaître progressivement.
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